Au coeur de la Pierra Menta 2026

Le Projet : Entre tournage, photographie et effort en montagne, ce récit retrace ma semaine au cœur de la Pierra Menta 2026, au plus près de la course et de ceux qui la rendent si unique.


The Project : Between filming, photography and movement in the mountains, this story retraces my week at the heart of Pierra Menta 2026, as close as possible to the race and to those who make it so unique.

Un coureur du groupe de tête sur la deuxième étape de la pierra menta 2026 ©robinissartel

Un coureur du groupe de tête sur la deuxième étape de la Pierra Menta 2026. Mars 2026, France

Une histoire de timing…

En février 2026, le réalisateur et ami Loris Poussin me propose de cadrer pour un documentaire consacré à l’athlète de ski-alpinisme Célia Perrillat-Pessey, avec l’idée de la suivre tout au long de sa saison. Puis le calendrier bascule. Le conflit en Iran empêche les athlètes français de se rendre en Azerbaïdjan pour disputer une étape de Coupe du monde. L’équipe de France se retrouve alors avec l’opportunité de prendre le départ de la mythique Pierra Menta. Quelques jours plus tard, Loris me rappelle. Lui aussi sera sur la ligne de départ. J’embarque donc sur cet événement emblématique du ski-alpinisme avec une double intention : cadrer Célia et sa binôme Axelle Mollaret-Gachet pour le film, et saisir de mon côté, en photo, tout ce que cette course a de brut, d’intense et de profondément vivant.

Un hiver sur les skis

Côté préparation, je borne déjà pas mal à ski cette année. J’enchaîne aussi, en traînant parfois un peu les pieds, les séances de renforcement à la salle pour préparer les genoux et le dos aux dénivelés comme au poids du sac. Pour le reste, l’excitation et l’enthousiasme à l’idée d’être sur la course feront largement leur part. J’embarque avec moi le nécessaire photo et vidéo, en sachant qu’il faudra aussi composer avec le matériel de sécurité. On reste en montagne, et les derniers jours s’annoncent très chargés en neige. L’organisation est simple et sans ambiguïté : priorité à la sécurité, surtout que, de mon côté, je ne prévois pas vraiment de prendre l’hélico.

C’est parti pour la 40e édition de la Pierra Menta et, dès le premier jour, je sens que j’ai des jambes de feu. Je partage la première montée vers le Plan des Vaches avec Arthur Bertrand, mon colocataire de chambre pour la semaine et collègue photographe. Lui suivra Emily Harrop tout au long de l’épreuve. L’expression dormir sur un bout de carrelage prend rapidement tout son sens. Ce premier jour, je teste aussi un nouvel objectif, le Laowa 10 mm en monture RF, qui, sur cette version, n’a malheureusement pas d’autofocus. Un vrai enfer, d’autant que je veux être au cœur de l’action, au plus près des athlètes, pour profiter de la distorsion d’une telle focale. Sans grand succès. Le soir même, je rentre frustré.

Sunset in Willow , Alaska - June 2024 ©robinissartel

Le deuxième jour, après une nuit à y repenser, je me lève à 5 h avec une idée fixe : faire l’intégralité de l’étape pour couvrir un maximum de spots, et surtout ne plus revivre la frustration de la veille à attendre interminablement au même endroit. Au programme, plus de 3 000 mètres de dénivelé positif et une magnifique boucle de plus de 30 kilomètres en plein cœur du Beaufortain. Il a neigé pendant la nuit, la masse d’air reste encore bouchée et humide. Je croise Philipp Reiter, un collègue photographe que je n’avais pas revu depuis l’Alaska. À peine arrivé sur la première arête, les nuages commencent à se dissiper. J’entends l’hélico décoller dans la vallée. Puis j’aperçois une ligne de coureurs se diriger droit vers moi. Ça y est, j’y suis vraiment.

Le décor est d’une beauté presque terrifiante. Les athlètes défilent, mi-gladiateurs, mi-chamois, dessinant une guirlande mouvante le long des crêtes. Je laisse passer la tête de course, puis j’entame à mon tour la première descente avant de repeauter. Je me dépêche, mon boîtier balance contre moi, j’avance avec le cœur de course. Je m’amuse à me voir suivre les coureurs sur certaines portions avec mon gros sac et mes skis de 95 au patin. Quel plaisir, surtout, de se sentir en forme. Le temps s’ouvre franchement et le ciel devient d’un bleu profond.

Alaska is wide, Alaska is wild Alaska is a very special place. One of my favorite on planet earth.
— Robin

MOUNT AUGUSTIN

Paul Guschlbauer and Thomas MacDonald flying above Augustin Volcano - June 2024 ©robinissartel

Mount Augustin is an active volcano located off the coast of Alaska, in the Pacific Ocean. It sits at the edge of the Aleutian Islands, near Iliamna Lake—one of the most fish-rich lakes in the region. The lake is a seasonal haven for salmon migrating to spawn in its upstream rivers, attracting thousands of bears eager for the feast.

 

A few years earlier, Paul had spotted the snow-capped cone rising out of the water during one of his flights in a Piper Super Cub. At that moment, he decided he would return with his paraglider to someday fly above it.

PREPARATION

Alaska is full of surprises, and preparation was key to making this project a reality.

The plan: eight hours of flying over Alaska's wild landscapes, between lakes and mountains, with a stop on Iliamna’s airstrip before crossing the lake of the same name. Iliamna Lake is also famous for its legendary creature—a giant monster said to measure over five meters in length. But the real challenge would be landing on the side of an active volcano. As for the paragliding, if the weather cooperated, Paul would be in control.

Paul, Ken, and his son Thomas took care of logistics and weather analysis, optimizing our chances for success.

As for me, I focused on my photo and video gear, with one major concern: energy. When preparing for a bush plane expedition, everything that goes into the plane is weighed and arranged carefully to ensure balance, performance, and safety—batteries, in particular, are heavy.

I opted for a small backup power bank and meticulously managed my batteries—three for my Mavic 3 Pro drone and four for my camera. I also planned to recharge via USB-C from the plane's generator during flight (which, in the end, didn’t work).

My photography gears for a paragliding adventure in Alaska - June 2024 ©robinissartel

In addition to my camera and drone, we equipped the planes with GoPros inside the cockpit to capture audio from the communications and record the flying experience. We also mounted 360 cameras on both wings and the tail axis of the planes to capture some truly unique perspectives.

You can watch the full video here !

For German Speakers read the RedBull article

FINAL THOUGHTS

This adventure was a perfect blend of technical planning and pure passion for adventure. From navigating the wilderness to soaring above one of Alaska’s most remote volcanoes, every moment was an exhilarating reminder of the magic that happens when you pursue your dreams—no matter how far off the beaten path they may seem.

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HOW I FILMED A PARAGLIDING ADVENTURE IN ALASKA